Pas de blagues avec le virus

Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) tient à rappeler que de mentir sur son état de santé en ce temps de crise peut apporter de graves conséquences. Les policiers sont des intervenants de première ligne et leur santé est primordiale pour le SPVG. Une jeune femme de 21 ans l’a appris à ses dépends, alors qu’elle se trouve accusé d’entrave à un agent de la paix.

Fausse malade

Lors d’une intervention, une femme de 21 ans aurait faussement prétendu être atteinte de la COVID-19, alors qu’elle était questionnée par des enquêteurs, lors d’une prise de déclaration. Un individu présent dans la résidence a été emmené au poste de police pour être questionné dans cette histoire.

Plus tard dans la journée, le SPVG aurait été informé que la jeune femme aurait mentionné être infectée au coronavirus et qu’elle avait été testée positive quelques jours auparavant. S’est alors déclenché un protocole important de désinfection urgent qui a mené au nettoyage de plusieurs endroits et quelques véhicules. Des policiers et employés ont alors été mis en quarantaine immédiatement pour protéger leur santé et celle des personnes auprès de qui ils interviennent.

L’enquête subséquente a démontré que la femme avait menti sur son état de santé et qu’elle n’avait jamais été déclarée positive à la COVID-19, pas plus qu’elle n’aurait passé de test de dépistage.

Des accusation d’entrave à un agent de la paix ont été soumises au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP). Un mandat d’arrestation visé a été émis contre la femme de 21 ans. Elle est libérée sous conditions en attente des procédures.

Accusations possibles

Plusieurs accusations possibles en lien avec la COVID-19 peuvent être déposées contre un citoyen qui mentirait à un agent de la paix sur son état de santé ou qui donnerait volontairement le virus.

Si quelqu’un transmet volontairement le COVID-19 à quelqu’un d’autre, il pourrait être accusé de voies de fait causant des lésions corporelles et même de négligence criminelle.

Si la personne à qui un malade transmet volontairement la maladie est un agent de la paix, des accusations criminelles de voies de fait causant des lésions corporelles et même de négligence criminelle peuvent être déposées.

Une personne qui ne respecterait pas le confinement obligatoire au retour d’un voyage à l’étranger ou d’un diagnostic positif au virus, pourrait se voir accusé criminellement de nuisance publique ou se voir imposé une amende allant de 1000$ à 6000$. Une disposition de la loi sur la santé publique permet aux policiers de soumettre au DPCP un rapport d’infraction général. Celui-ci déterminera alors le montant de l’infraction.

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