Plus de 560 000$ en une semaine

La Guignolée des médias, habituellement tenue en décembre, est revenue dans l’actualité la semaine dernière, question d’aider dans la situation actuelle. La campagne de levée de fonds organisée a généré plus de 560 000$ en une semaine seulement. Avec comme titre Le confinement, ça donne faim, la somme ainsi obtenue servira à soutenir les efforts des comptoirs alimentaires dans leur lutte contre la faim. Fait intéressant, tous les dons demeurent dans la région où ils ont été recueillis et serviront aux organismes locaux.

Il existe deux façons de donner:

  • Sur le microsite guignolee.ca où des reçus pour fins d’impôts seront émis pour un de 20$ ou plus
  • En textant JEMANGE au 20222 pour un don automatique de 10$

La liste des porte-parole est impressionnante. Plusieurs personnalités connus de plusieurs sphères d’activités se sont joint au mouvement de solidarité. Ceux-ci demeurent actifs sur les médias sociaux afin de stimuler les contributions.

  • Mélissa Bédard
  • Bob le Chef
  • Jean-Philippe Dion
  • Stéphane Fallu
  • Vincent Gratton
  • Danielle Henkel
  • Bianca Longpré
  • Patricia Paquin
  • Guylaine Tremblay

La campagne « Le confinement, ça donne faim« espère amasser 1 million d’ici sa fin le 31 mai.

15 élèves maximum par classe

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a précisé un peu plus le plan de réouverture des écoles. Les écoles dans les zones « froides » à l’extérieur de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) ouvriront le 11 mai avec un maximum autorisé de 15 élèves par classe. Les écoles de la zone « chaude » de la CMM, ouvriront quant à elles le 19 mai prochain.

Pour les parents qui désirent envoyer leurs enfants à l’école, il faudra en aviser celle-ci au moins une semaine à l’avance, question de préparer les salles de classe selon la demande. Avec 26 élèves par classe en milieu aisé et 22 en milieu défavorisé, en temps normal, le ministre de l’Éducation se dit confiant de pouvoir atteindre le maximum de 15 facilement.

Les écoles secondaire, les cégeps et les universités demeureront fermées. Les étudiants pourront retourner à l’école, d’ici quelques jours, question de récupérer leurs effets personnels et scolaires. La procédure pour la récupération des effets n’a pas encore été précisée.

Pas de « vacances »

Cependant, les étudiants du secondaire ne seront pas en congé. Le ministre Roberge a tenu à rappeler que les adolescents seront évalués et que les parents doivent accompagner leurs enfants dans l’apprentissage des matières obligatoires, un peu comme ceux qui choisissent l’école à la maison. Celui-ci ne demande pas aux parents de devenir les enseignants de leurs enfants, mais plutôt d’encadrer ceux-ci. Les professionnels de l’éducation feront donc, selon le ministre Roberge, de l’éducation à distance. Il sera possible d’obtenir un prêt de matériel informatique connecté par ondes cellulaires, pour ceux n’ayant pas accès à Internet à la maison. Encore une fois, plus de précisions sur comment ces prêts seront exécutés restent à venir.

Contrairement à ce qui avait été annoncé plus tôt, ce ne sont plus des « vacances » auxquelles ont droit les étudiants du secondaire. Même si le bâtiment physique demeure fermé, l’éducation doit se poursuivre, selon M. Roberge. Les étudiants recevront des travaux et des leçons à effectuer à la maison et devront faire preuve d’une certaine présence.

Il a également commenté la gradation de son discours au cours des dernières semaines. Au départ de la pandémie, le ministère n’était pas en mesure de fournir de l’éducation à distance. Maintenant que ceci est possible, Jean-François Roberge tient à ce qu’il y aie une poursuite de l’éducation des enfants. Il a cependant affirmé que les étudiants qui avaient déjà franchis avec succès les deux premières étapes de l’année n’avaient pas à craindre pour leur passage au niveau suivant. Les professeurs devront porter attention aux élèves en difficulté et ainsi évaluer attentivement si ceux-ci peuvent passer au niveau suivant.

Professeurs masqués?

Contrairement aux Centres de la petite enfance (CPE), les professeurs du primaire n’auront pas l’obligation de se masquer pour entrer en classe. Cependant, ceux qui désirent le faire pourront le faire. Dans les CPE, un masque sera exigé et un protecteur facial pourrait l’être aussi.

Transport scolaire

Des dispositions seront mises en place, afin de protéger les chauffeurs d’autobus scolaire. Que ce soit par des cages de protection en « plexiglass » ou par un autre moyen, le ministre désire que les chauffeurs ne soit pas exposés inutilement au virus.

Plus de détails seront donc à venir dans les prochains jours sur l’ensemble des mesures pour le retour en classe. Jean-François Roberge a avoué devoir parler avec l’ensemble de ses partenaires cette semaine afin de planifier le retour en classe prévu pour le 11 et le 19 mai. Cette réouverture se fera donc « si et seulement si, la situation reste relativement contrôlée », a commenté le Dr. Richard Massé de la Santé publique.

Salle de Classe 2

Seules les écoles primaires ouvriront

Certains parents attendaient avec impatience le plan du gouvernement concernant la réouverture des écoles. Le point de presse quotidien de François Legault a été marqué par l’annonce que les écoles primaires du Québec allaient rouvrir le 11 mai dans certaines régions et le 19 mai pour la grande région métropolitaine de Montréal. Toutes les autres écoles, que ce soit au niveau secondaire, collégial ou universitaire, demeureront fermées jusqu’au début de la prochaine année scolaire à la fin août. Le gouvernement se garde par contre un droit veto si la situation dans les écoles primaires devenait hors de contrôle. Plus de précisions seront apportées en point de presse cet après-midi par le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge et le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe.

Cette décision a été prise notamment pour aider les enfants avec des problèmes d’apprentissage variés. Ceux-ci, selon le premier ministre, ont besoin d’un encadrement particulier.

Toutes les autres écoles fermées

Tous les autres niveaux d’éducation seront fermés jusqu’en septembre. François Legault a affirmé que les autres étudiants utilisent notamment beaucoup les transports en commun pour se rendre à leurs cours, ce qui accentue le risque de transmission communautaire. De plus, il a aussi déclaré que ceux-ci se servent des différentes plateformes de communication pour accéder au milieu scolaire et que plusieurs le font à l’heure actuelle.

L’ouverture se fera de façon graduelle et volontaire avec comme canevas la prudence. Les parents qui ont des maladies chroniques sont priés de garder leurs enfants à la maison, compte tenu des risques pour leur santé.

Ouverture plus rapide qu’en Ontario

À l’instar de son voisin ontarien, le Québec a un plan plus rapide d’ouverture des écoles. Alors que l’Ontario préfère fermer ses écoles jusqu’au 31 mai, le Québec fait un peu cavalier seul à ce sujet. En période de question, le premier ministre Legault s’est défendu en disant que les chiffres du Québec étaient plus élevés qu’en Ontario à cause du nombre de tests par millions d’habitants et des méthodes d’évaluations épidémiologiques.

Et pour les entreprises…

Nous saurons demain quel sera le plan pour la réouverture des entreprises québécoises. Cependant, le directeur national de la Santé publique, le Dr Horacio Arruda a affirmé que les mesures de distanciation sociale allaient être maintenues afin de préserver le contrôle sur la situation dans les hôpitaux.

Rassemblements interdits cet été

Lorsque questionné sur le sujet des rassemblements, le premier ministre a affirmé qu’il souhaitait maintenir les rassemblements intérieurs ou extérieurs interdits pour l’été.

Pour ce qui est des barrages routiers, le Dr Arruda a affirmé que dans l’éventualité d’un déconfinement, ces mesures coercitives allaient être abandonnées. Cependant, si une éclosion se produisait dans une région ou une autre, il n’est pas impossible de voir réapparaître une telle procédure.

Feux à ciel ouvert interdits en Outaouais

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs a ajouté aujourd’hui l’Outaouais à son interdiction des feux à ciel ouverts en forêt ou à proximité. Cette interdiction vise à garder opérationnelle l’équipe d’intervention de la SOPFEU, dans ce temps de crise. Plusieurs MRC de 11 régions au Québec sont ainsi touchées par cette mesure. En ce qui concerne l’Outaouais, c’est dans toute la région que s’applique cette règle. Étant donné la fonte de la neige, la date d’interdiction a été révisée pour aujourd’hui 8h.

Des amendes salées pourraient être émises contre les contrevenants. On parle ici d’un montant pouvant aller de 500$ à 50 000$ pour tout personne qui enfreindrait le règlement.

Aucun feu de forêt n’est en activité présentement au Québec. La SOPFEU rappelle que nous en sommes à 15 feux de forêt depuis le début de l’année, pour une superficie brûlée de 4,5 hectares. À pareille date l’an dernier, c’était plutôt 28 feux pour 15,1 hectares brûlés.

Les petites fermes en bonne posture

Alors que le gouvernement Legault tente d’inciter les personnes sans emploi à proposer leurs services aux agriculteurs québécois, les petites fermes de la région s’en tirent plutôt bien. N’ayant pas besoin d’autant d’employés pour leurs récoltes, ceux-ci sont moins dépendants des étrangers. Nous avons téléphoner dans quelques fermes de la Basse-Lièvre pour savoir comment se passaient le début de saison. Pour ceux-ci, il n’y a pas d’inquiétudes et ils sont même favorisés par l’engouement envers l’achat local.

Fermes bio

Chez la ferme Chapeau Melon de L’Ange-Gardien, François Biron nous confiait avoir déjà toute son équipe. Celui-ci a engagé 3 personnes qui se partageront l’équivalent de deux postes à temps plein. Ses entrevues d’embauche s’étant déroulées plus tôt en saison, il a déjà toute son équipe. À ce qu’il nous disait aujourd’hui, ses opérations fonctionnent déjà très bien.

Même son de cloche du côté d’Alexandre MacMillan, propriétaire de Les Jardins d’à côté, également de L’Ange-Gardien. Ayant une petite production diversifiée, celui-ci ne craint pas les effets de la Covid-19. Il n’engage qu’une personne provenant de la région. Vu l’engouement pour l’achat local, celui-ci se voit même dans l’obligation de refuser certains nouveaux clients, car son carnet de commande est déjà plein.

Saison des fraises

La ferme Patry de L’ange-Gardien, qui se spécialise dans les produits de l’érable et la culture de fraises, ne craint pas elle non plus de ralentissement. Son propriétaire, Daniel Patry, nous disait attendre 2 travailleurs en provenance du Guatemala. Cette année est une première pour la main d’oeuvre étrangère dans son cas. Pour M. Patry, il est possible que ces travailleurs arrivent plus tard, mais l’organisme qui chapeaute cette main d’oeuvre étrangère lui a assuré qu’il allait pouvoir les accueillir. Selon lui, d’ici la saison des fraises, la situation va avoir évolué. Pour ce qui est de l’auto-cueillette, M. Patry pense qu’il sera assez facile de respecter les conditions de distanciation sociale émises par le gouvernement. Le champ étant assez vaste, il est possible d’installer les cueilleurs à bonne distance les uns des autres. Il assure vouloir se conformer à toute exigence gouvernementale afin d’offrir ses produits aux clients.

Revoir le modèle des fermes?

Pour Alexandre MacMillan, le modèle des grandes fermes en monoculture est plus enclin à problèmes lors de crises majeures, qu’elles soient humaines ou climatiques. Les fermes à taille humaine sont généralement plus diversifiées dans leurs choix de produits. Si une culture a de la difficulté à cause de conditions climatiques défavorables, une autre qui fonctionne bien peut sauver la saison, selon lui. De plus, une ferme plus grande est dépendante de beaucoup de travailleurs, souvent étrangers, qui fait en sorte qu’en une pareille période, la production peut se voir mise en péril.

Prime aux travailleurs

Le ministre du Travail, Jean Boulet, a annoncé la semaine dernière, une bonification de 100$ par semaine pour ceux qui iraient travailler dans les fermes du Québec cet été. Par contre, ceux qui voudront « aller au champ » devront abandonner la Prestation canadienne d’urgence (PCU) de 2000$ par mois. Cette prime de 100$ n’est valable que pour l’équivalent de 25 heures par semaine.

COVID: 214 cas, 88 guéris en Outaouais

Lors d’un point de presse, le CISSS de l’Outaouais a fait état de la situation qui s’améliore dans la région. On compte maintenant 214 cas de Covid-19, dont 88 personnes sont considérées guéries.

Protocole de guérison

Afin d’être déclaré guérie du virus, une personne atteinte doit remplir certaines conditions, qui diffère selon le type d’emploi ou les soins obtenus.

En population générale, la règle du 14-24-48 s’applique. 14 jours de confinement, 24 heures sans toux ET 48 heures sans fièvre, nous mentionnait la docteure Carol McConnery, . Ensuite, on déclare le patient guéri, sans toutefois le retester.

Pour ce qui est des travailleurs de la santé, deux tests négatifs consécutifs doivent être passés avant qu’on donne l’autorisation pour un retour au travail.

La Dr. McConnery souligne aussi que pour ceux qui ont été hospitalisés aux soins intensifs, la période dépasse les 14 jours recommandés, car on pense que ces patients peuvent avoir plus de difficulté à se débarrasser du virus et donc pourraient en être porteurs plus longtemps.

Des forces fraîches

Martin Vachon, directeur des ressources humaines au CISSS de l’Outaouais était également présent à ce point de presse. L’effort afin d’attirer de nouveaux employés a porté fruit. En plus de l’initiative locale de recrutement, le site JeContribue a apporté beaucoup d’eau au moulin. Au total c’est donc 1000 curriculum vitae qui ont été reçus. De ce nombre, 807 ont été contactés et 409 sont aujourd’hui engagés. De ce nombre, 249 nouveaux employés proviennent de l’initiative locale.

Écoles: pas d’ouverture le 4 mai

À l’occasion de son point de presse quotidien, le premier ministre du Québec, François Legault a confirmé indirectement que les écoles n’ouvriraient pas le 4 mai, tel qu’annoncé. En période de questions, il a indiqué qu’il faudrait au professeurs environ deux semaines pour préparer la réouverture. Or, le 4 mai est spécifiquement dans deux semaines. Ce dernier a affirmé qu’il n’était pas prêt à annoncer le retour en classe immédiatement et d’en tirer nos conclusions. Questionné plus précisément sur ce sujet, il a dit qu’il n’allait pas annoncer le retour avant le 4 mai. Si on ajoute deux semaines à cette date, l’horizon probable s’annonce donc le 18 mai.

Entreprises et garderies

Le premier ministre a du même coup ajouté que ce sont les entreprises et les services de garde d’urgence qui étaient pour être les étalons de mesure de la réouverture. Après les garagistes et les centres de jardinage la semaine dernière, c’est au tour de la construction et des mines de pouvoir reprendre. François Legault a répété que l’ouverture se fera de façon graduelle, avec un coup de sonde pour bien évaluer les impacts des réouvertures.

D’un autre côté, M. Legault a aussi mentionné que l’accessibilité des services de garde d’urgence pourrait être élargie, afin de donner la chance aux parents devant retourner travailler de faire garder leurs enfants.

Aucune date n’a été encore spécifiée pour l’annonce d’un plan précis de relance.

Vers un déconfinement prochain?

Lors de la conférence de presse quotidienne, le premier ministre du Québec, François Legault a fait la mention qu’il travaillait avec la santé publique pour finaliser un plan de déconfinement. M. Legault n’a pas confirmé de date précise pour l’annonce de ce plan, mais a mentionné qu’il serait exposé d’ici quelques jours.

Immunité collective: le grand dilemme

Il y a deux écoles de pensées selon le docteur Horacio Arruda, directeur national de la Santé publique. Le gouvernement veut atteindre une certaine immunité collective pour éviter une deuxième vague à l’automne, mais pour ce faire, celui-ci doit déconfiner une partie de la population. Cependant, si le déconfinement se fait trop rapidement, certains émettent l’hypothèse qu’il pourrait y avoir une vague prolongée.

Médecins spécialistes en CHSLD

La majeure partie des décès enregistrés étaient des personnes âgées. La situation dans certains CHSLD (comme Herron à Dorval) est catastrophique. Le premier ministre avait imploré les médecins spécialistes d’aller aider dans les centres pour personnes âgées hier. Aujourd’hui, il a été heureux d’annoncer que quelques 2000 médecins ont répondu présent. Une entente a été conclue en début de semaine quant à la rémunération des médecins spécialistes. Ceux-ci pourront facturer à l’État des sommes de 2500$ par jour, avec une prime pour le quart de nuit de 20% supplémentaire.

François Legault est d’ailleurs également revenu sur l’apport de l’armée canadienne. Celui-ci avait annoncé hier que 1000 personnes qualifiées provenant des forces armées pouvaient venir en aide au Québec. Après révision des chiffres, c’est plutôt entre 60 et 100 personnes qualifiées qui sont réellement disponible.

Occupés, mais pas débordés

Depuis le début de la crise, les garagistes n’opéraient que partiellement, question de maintenir la flotte de véhicules des services essentiels. Or, lundi, le premier ministre François Legault a annoncé la réouverture de ceux-ci, ce mercredi, pour recevoir la clientèle régulière. Nous avons donc téléphoner dans quelques garages de la région pour connaître le pouls sur le terrain. Si pour certain c’est la folie furieuse, pour d’autres, c’est seulement un temps assez occupé.

Changement de pneus

En ce début de printemps, la préoccupation première pour certains est de changer les pneus d’hiver. Cependant, selon les garagistes consultés, il n’y a pas lieu de paniquer, car la température ambiante actuelle dépasse à peine les 7 degrés Celsius, température recommandée pour le changement et que quelques heures par jour seulement. En plus, le mois d’avril est réputé pour apporter son lot de tempête de neige en surprise; les nuits et les matins sont encore sous le point de congélation.

Un autre facteur qui, selon nos experts, permet encore d’attendre, est que bien l’activité reprenne tranquillement, plusieurs ne retourneront pas travailler avant quelques semaines. Les voitures n’étant utilisées que pour l’essentiel, le pneu ne peut pas s’endommager autant.

Beaucoup de téléphones

Depuis l’annonce de la réouverture, le téléphone s’est mis à sonner. Au Centre Auto Masson, le propriétaire Neal Leblond nous confiait qu’il avait beaucoup d’attente ce matin au téléphone. Même son de cloche chez Entretien et Mécanique Jérôme Roy, également de Masson. Celui-ci comparait l’affluence actuelle à l’arrivée de la date limite d’installation des pneus d’hiver en décembre. Chez Major pneus et mécanique de Buckingham, la situation est sous contrôle, malgré que le téléphone sonne beaucoup.

Tous nous ont confié avoir au minimum une semaine d’attente pour avoir un rendez-vous. Du côté de M. Roy, l’attente est présentement d’environ 2 semaines.

Certains clients appelaient déjà pour être en liste lors de l’éventuelle réouverture, sans savoir la date à l’avance, nous disait M. Leblond. Au Québec, il n’y a pas de date officielle pour l’installation obligatoire des pneus d’été. On suggère d’attendre que la température ambiante dépasse 7 degrés Celsius. Par contre, les pneus d’hiver sont, depuis décembre 2019, obligatoires du 1er décembre au 15 mars. Auparavant, lorsque la loi a été instaurée, la date de pose était le 15 décembre.

Ça roule dans les banques alimentaires

La crise actuelle a amené son lot de nouveaux chômeurs temporaires. Bien que certains secteurs, dont la construction, commencent à reprendre leurs activités, il n’en est pas de même pour tous. Les banques alimentaires de la région se sont retrouvées avec une demande accrue et moins de denrées disponibles. Par contre, l’arrivée de bénévoles et de plusieurs dons font en sorte qu’elles peuvent continuer leurs activités un peu plus normalement. Toutefois, cet accroissement de popularité demande beaucoup de gestion. Nous avons parlé à Anne Mercier de La Mie de l’entraide de Buckingham et Julie Mercier de la Banque alimentaire de la Petite-Nation, afin d’avoir le pouls du terrain.

La Mie de l’entraide

Spontanément, lorsqu’on lui demande comment vont les affaires depuis quelques semaines, Anne Mercier nous répondait en riant: « C’est complètement fou! ». Une situation pareille était imprévisible pour celle qui vient de prendre la direction générale de l’organisme en début d’année. Celle-ci remercie d’ailleurs tous les bénévoles qui font en sorte de nourrir la population.

C’est par contre tout un défi de gestion que de coordonner des nouveaux bénévoles, ce qui l’a poussé à engager quelqu’un spécifiquement pour cette tâche.

Autre défi, trouver des denrées. Moisson Outaouais fournit une grande partie des denrées de La Mie de l’entraide, mais l’organisme ne peut que fournir ce qu’il a. Étant donné la demande très forte pour certains produits, les stocks sont de moins en moins présents, surtout en ce qui a trait aux fruits et légumes frais. Un moyen de pallier à cette baisse est d’utiliser les dons en argent pour acheter de la nourriture.

Ensuite, il faut livrer la marchandise. Le Club Lions de Buckingham s’est porté volontaire afin d’aider l’organisme à livrer toutes les denrées, car aucun ramassage directement dans les locaux ne peut s’effectuer comme d’habitude. Absolument tout doit passer par la livraison, ce qui met une charge de plus sur ce service.

Banque Alimentaire de la Petite-Nation

À peu près le même son de cloche nous a été donné à la Banque alimentaire de la Petite-Nation (BAPN). La directrice générale, Julie Mercier, nous mentionne tout de même être fière que son service de livraison ait déjà été mis en place bien avant la crise. Cependant, un seul livreur ne peut tout faire. Ce sont maintenant les premiers répondants de St-André-Avellin qui viennent en aide avec 2 camions et 4 bénévoles.

Habituellement, il n’y avait qu’entre 8 et 12 dépannages par jour. Ces derniers temps, le nombre a augmenté pour passer à une vingtaine. Également, le protocole de respect des mesures de distanciation augmente le temps de livraison. Le livreur arrive à la porte, sonne et attend que la personne arrive et l’identifie. Il retourne alors à son camion pour chercher les boîtes, cogne de nouveau, retourne à son camion et attend que la personne prenne sa livraison. Ensuite le livreur inscrit l’heure de livraison et s’en va. Avec en moyenne 5 à 7 minutes de plus par livraison, une moyenne d’une heure par jour est perdue, ce qui limite le nombre total d’arrêts possibles. Pour Julie Mercier, il est très important de respecter les directives et ainsi éviter tout contact entre le livreur et le bénéficiaire.

Un autre facteur important est la grandeur du territoire à couvrir. Avec 21 villages et municipalités à desservir, il devient alors capital de bien organiser ses routes afin de maximiser le temps. Depuis le début du mois, plus de 125 demandes d’aide ont été formulées à l’organisme, ce qui représente autant qu’à pareille date l’an dernier pour tout le mois d’avril.

Impacts de la fermeture de Fortress

Au début du mois de mars, Mme Mercier rapporte que l’impact de la fermeture de la compagnie Fortress de Thurso s’est fait sentir dans son organisme. Plusieurs travailleurs n’ayant pas eu droit au chômage entier ont épuisés la plupart de leurs réserves et se trouvent sans entrée de revenus. Bien que ceux-ci se cherchent de l’emploi, la fermeture de beaucoup de secteurs d’activités rend la chose plus difficile.

Difficultés d’approvisionnement

Comme à Buckingham, Julie Mercier a les mêmes difficultés pour s’approvisionner en légumes et fruits frais. Ordinairement, l’organisme de Ripon recueille les « invendus » des marchés Métro de la région. Avec la demande plus forte et certaines restrictions dans les commandes, plusieurs marchandises ordinairement présentes n’y sont plus.

Mme Mercier nous confiait que lors de la guignolée de décembre, les stocks recueillis duraient en moyenne jusqu’à septembre. À l’heure actuelle, on trouve le même niveau qu’en août.

Optimiste de nature, elle est également impressionnée par la générosité des gens et des entreprises. Les dons amassés permettent d’acheter ce qui n’est pas reçu et ainsi combler les manques afin de donner un panier complet.

Leurs billets de loto se vendant ordinairement dans les lieux publics, la BAPN a dû trouver un autre moyen de les mettre en marché. Via enveloppes et chèques ou autre moyen de paiement, les gens peuvent se procurer leur billet de tirage. La moitié du prix des billets s’en va directement à l’organisme et le reste est remis en divers prix.

Logistique revue

Il a fallu également revoir la logistique dans le local afin de respecter la règle du 2 mètres en tout temps. Les employés qui étaient à temps partiel ont vu leurs heures augmentées à 40 par semaine, ce qui fait en sorte que le travail peut se faire sans engager de personne supplémentaire.