Maxime Pedneaud-Jobin réagit à l’adoption de la loi 40

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, se disait surpris en point de presse aujourd’hui de l’adoption de la loi 40, en milieu de nuit, entre vendredi et samedi dernier. Une loi importante selon lui et qui modifie grandement comment le Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement Supérieur agira avec les différentes villes. La loi comportant de nombreux documents, il devra lire attentivement ceux-ci au complet avant d’émettre plus de commentaires.

Ce qui choque M. Pedneaud-Jobin est une disposition de la loi qui exige aux villes de donner gratuitement un terrain pour construire une école. Aux dires de M. Pedneaud-Jobin, lorsque le Ministère de la Santé, par exemple, veut construire un hôpital, celui-ci paye pour le terrain. Il se demande pourquoi lorsqu’il s’agit d’une école, le terrain devrait être à la charge de la ville. Cette pratique était déjà en vogue depuis le milieu des années 90, mais souvent utilisée en milieu rural, question d’obtenir plus rapidement une école, selon le maire. Hors, maintenant que la loi est changée, ce sont les municipalités, donc les citoyens, qui devront acquitter la note, selon lui. Une municipalité qui autrement aurait vendu son terrain au Ministère ou à un promoteur, se devra de le donner pour construire une école, ce qui la prive des revenus de la vente.

« Un amendement la nuit pour un changement à une loi de cette importance là en terme de millions pour une ville, c’est manquer de respect pour les villes. C’est certainement manquer de respect pour les contribuables fonciers, parce que c’est nous autres qui allons augmenter les taxes pour payer les terrains des écoles de Québec. C’est le pauvre qui subventionne le riche. Pour moi, ça n’a pas de sens! »

Maxime Pedneaud-Jobin, maire de Gatineau

Le maire ignore comment cette nouvelle disposition évitera les litiges entre les villes, les commissions scolaires et les promoteurs qui se disputent certains terrains.

« Si c’était compliqué et que c’était du bricolage, ce n’est pas parce qu’on se parlait pas. C’était parce que personne voulait payer pour le terrain, parce que celui qui devrait payer, c’est celui qui construit l’école. C’était le gouvernement du Québec qui ne faisait pas son travail. »

Maxime Pedneau-Jobin, maire de Gatineau

M. Pedneaud-Jobin craint également pour l’autonomie municipale, car les décisions seront prises au Ministère, par des fonctionnaires à Québec. Selon lui, la municipalité n’aurait pas le choix de s’endetter lorsque Québec exigerait un terrain et ce, sans tenir compte du taux d’endettement spécifique de la ville et de la capacité de celle-ci à prendre ses propres décisions.

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