La Chambre de commerce de Gatineau ramenée à l’ordre par la RACJQ

Alors que tous les bingos du Québec sont sur pause, la Chambre de commerce de Gatineau (CCG) a eu l’idée, pour promouvoir l’achat local, d’organiser un « bingo en mou » virtuel mercredi soir dernier. Des cartes cadeaux de commerces locaux étaient offertes en guise de prix et un panier cadeau contenant des articles de commerces environnants servait de prix de présence. Bien que l’intention était de divertir les amateurs de bingo pendant le confinement, cette pratique est interdite par la Régie des alcools des courses et des jeux du Québec.

Selon un préposé, joint par téléphone, la CCG contrevenait à trois articles de la loi sur les loteries et bingos. Le jeu virtuel au Québec étant exclusif à Loto-Québec, personne ne peut organiser d’événements payants virtuels proposant un jeu de hasard.

Injustice pour les organismes

Depuis le début de la crise, tous les bingos du Québec ont dû cesser leurs activités, qu’ils soient en salle, à la radio ou à la télé. Le but est d’ainsi éviter les rassemblements soit dans des salles communes ou dans des maisons privées. Plusieurs organismes dépendent de ces revenus pour leurs activités. Ceux-ci sont donc privés de revenus substantiels pendant le confinement.

Pour organiser un bingo il faut bien évidemment un permis émis par la Régie. Des rapports complets sur les ventes, les revenus et les prix remis aux gagnants sont exigés. Comme mentionné plus haut, le jeu virtuel est interdit au Québec, autre que sous l’égide de la société d’état. Un tel permis ne pourrait donc pas être validée par la RACJQ, puisqu’il contreviendrait à l’essence même de la loi.

Remboursements

À ce que le préposé de la RACJQ nous mentionnait, le remboursement des frais d’inscription de 25$ par personne a été exigé, puisque le bingo n’était pas autorisé.

Commentaires de la CCG

La Chambre de commerce de Gatineau nous a répondu, via courriel, qu’elle n’émettrait pas de commentaires à ce sujet. La conseillère aux communications stratégiques et aux événements de la CCG, Camille Renaud, nous spécifiait par contre, que l’événement a été annulé avant sa tenue et que les participants ont été avisés et seront remboursés. L’erreur viendrait, selon elle, d’une » mauvaise interprétation des limites des règlements en fonction du permis de la Régie que nous détenons. » L’événement avait été pensé afin de promouvoir l’achat local, dans un contexte de pandémie et ainsi de » donner de la visibilité et un coup de pouce aux entreprises locales et de créer une rencontre ludique avec les participants ».

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