Ouverture du marché aux puces de l’Encan

L’Encan Larose a annoncé plus tôt aujourd’hui sa réouverture samedi le 30 mai. Vous pourrez donc retrouver tous vos marchands, mais à l’extérieur seulement. Pour l’instant, les places intérieures demeurent fermés. La direction recommande très fortement le port du masque pour assurer la sécurité de tous. Le Bar de l’Encan sera également ouvert, mais pour les commandes à emporter uniquement.

Crédit Photo: Encan Larose (2018), Facebook

Réouverture des centres commerciaux le 1er juin

Plus tôt aujourd’hui, lors de son point de presse quotidien, le premier ministre du Québec, François Legault, a annoncé la réouverture des centres commerciaux pour le 1er juin à l’extérieur de la région de la Communauté métropolitaine de Montréal. Cette date coïncide avec celle des soins personnels et thérapeutiques, comme les salons de coiffure.

Pas pour tout de suite à Montréal

Alors qu’on ouvre à peine les commerces de Montréal ayant pignon sur rue ou une porte à l’extérieur des centres commerciaux, les régions, beaucoup moins touchées par la Covid-19, pourront donner un peu de souffle à leurs économies respectives.

Une conférence de presse du ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon est attendue sous peu afin d’expliquer les modalités de la réouverture.

Votre vignoble pour moins de 800 000$

Le Domaine Mont-Vézeau, premier vignoble dans la Petite-Nation, est à vendre. Pour les propriétaires, Jean-Pierre Foucault et Linda Boulianne, c’est une démarche qu’ils ont entrepris depuis deux ans, de façon discrète, afin trouver une relève. Après 17 ans d’opérations, le Domaine s’est acquis une réputation enviable, remportant plusieurs prix au passage. C’est donc question de prendre une retraite de ce « projet de retraite » que les propriétaires ont décidé de vendre l’entreprise. Par contre, ils sont prêts à demeurer quelques temps afin d’assurer une transition en douceur.

À vendre depuis 2 ans

Après avoir constaté qu’il n’y avait aucune relève et désirant prendre une retraite, la décision de vendre était inévitable. C’est cependant afin de ne pas nuire aux opérations et créer une certaine incertitude chez la clientèle que les propriétaires se sont fait discrets, laissant leur courtier faire les démarches. Après 2 ans d’attente, ceux-ci ont plutôt opté pour divulguer au grand jour leur intention. Jointe au téléphone, Linda Boulianne n’était pas peu fière du chemin parcouru. Ayant démarré avec seulement 1500 vignes, il y a 17 ans, c’est maintenant avec plus de 8000 qu’ils produisent leurs vins de traditionnels. En plus, l’addition d’une plantation de fraises et de framboise est venue ouvrir un marché pour des vins qui ont gagné en popularité.

Occasion d’affaires

Selon madame Boulianne, il n’est pas nécessaire pour le prochain acheteur de connaître l’agriculture de fond en comble pour acheter le vignoble. Un entrepreneur connaissant la mise en marché et le marketing pourrait très bien se débrouiller avec l’équipe de spécialistes déjà en place.

La marque de commerce et le réseau de distribution étant déjà bien établis, c’est donc une entreprise vivante et bien implantée à laquelle aura droit le ou les prochains acheteurs. Distribués dans les SAQ, Métro et autres marchés spécialisés de la région, il sera donc plus facile de reprendre les rennes pour l’acheteur plutôt que de démarrer un projet du point 0, selon la propriétaire.

En plus de la fermette, une maison rénovée, une maison pour ouvriers et toutes les installations pour la fabrication du vin sont également inclus. Le prix de vente de 789 000$ avant taxes comprend également la marque de commerce, le site Internet ainsi que plusieurs équipements.

Été 2020

Linda Boulianne ne pouvait pas nous répondre à savoir s’il y allait avoir de l’auto cueillette de fraises et de framboises cet été. Elle dit attendre les consignes du MAPAQ, afin de pouvoir laisser entrer les gens.

Cependant, vu son réseau de distribution, elle nous confiait ne pas ressentir les impacts de la crise actuelle. Ses distributeurs étant des services essentiels, ses produits peuvent toujours se vendre.

Réinventer pour mieux servir

Après 51 jours de fermeture, Carole Lajeunesse, copropriétaire du mythique Lala Bistro de Buckingham, a décidé de « repartir la machine », comme elle le citait dans une publication Facebook, ce matin. La réouverture des salles à manger des restaurants n’étant pas dans les plans immédiats du gouvernement, celle-ci a donc fait le choix de s’inviter chez ses clients. Elle lance donc un sondage, sur la page Facebook du bistro à savoir quels sont les plats qu’elle devrait insérer dans son menu pour emporter. Évidemment, une sélection plus limitée de plats seront disponibles et ce, à partir du 1er juin.

Après 26 ans à rouler à fond de train, madame Lajeunesse a pris un pas de recul afin d’analyser les besoins de sa clientèle et la logistique qu’il fallait mettre en place pour être efficace. En entrevue téléphonique, l’entrepreneure colorée de Buckingham, nous dévoilait qu’elle « avait lavé sa cuisine au Q-Tips » en préparation pour la réouverture sous une autre forme. Cette période a été loin d’être des vacances, selon ses dires. Également, il a fallu voir comment assurer une certaine distanciation dans la cuisine, qui n’est pas une mince affaire pour tous les restaurants.

Celle qui conçoit ses décors à la main a dû remodelé une partie de son restaurant pour accueillir ses clients dans la même ambiance, mais avec un espace limité. Vous pourrez donc la retrouver à une porte de type kiosque pour ramasser vos plats, tout en appréciant les créations de « l’artiste dans l’âme », comme elle aime se décrire.

Des demandes de partout

Le restaurant est populaire auprès de la clientèle locale, mais aussi de l’extérieur. Elle nous racontait qu’en préparation, le téléphone sonnait constamment. Les gens ont hâte à la réouverture pour apprécier sa nourriture et l’expérience unique du restaurant. Les appels proviennent non seulement de l’Outaouais, mais aussi de Montréal, notamment. Les nombreux touristes qui passent dans la région veulent y revenir et faire découvrir à leurs familles et amis ce lieu incontournable du centre-ville de Buckingham.

Capsules Web

Question de faire la promotion de son restaurant, elle a également mis un certain accent sur les réseaux sociaux. Celle qui n’est pas une adepte de la caméra, commence à prendre goût à cette forme de publicité. Par ailleurs, ses efforts portent fruit, car des gens qui n’étaient jamais allés dans son restaurant lui ont dit qu’ils allaient découvrir l’endroit, une fois la réouverture effectuée. Pour Carole Lajeunesse, ce genre de commentaire vaut la peine d’investir et de combattre sa gêne.

Continuer contre vents et marrées

Avec son frère Martin, celle-ci mène la barque depuis plusieurs années, même si certaines ont été difficiles. Aller chercher chaque client dans ses débuts n’a pas été une mince tâche. Elle nous racontait que dans les 7 premières années, les finances étaient serrées et qu’il fallait gérer d’une manière efficace pour éviter les pertes. Martin Lajeunesse, selon Carole, c’est l’esprit analytique, les chiffres. Elle se qualifie « d’âme du restaurant », car on peut y voir sa touche personnelle partout, autant dans la nourriture que dans le décor. Il n’est pas donné à tous de travailler avec sa famille, mais ceux-ci, par leurs caractères distinctifs se complètent bien, selon elle. Ils traitent d’une façon bien différente les situations stressantes. De son côté, elle s’exprime beaucoup et son frère est plus réservé et introspectif.

Cette femme très impliquée dans sa communauté, nous confiait avoir hâte à la reprise et est confiante que la clientèle soit au rendez-vous, car la demande est présente depuis le début. Elle nous disait également qu’elle était heureuse d’avoir pu réaliser la levée de fonds pour la Maison d’hébergement pour Elles des 2 vallées, juste à temps, avant de devoir fermer. C’est donc dans 24 jours qu’on pourra savourer à nouveau un menu révisé du Lala Bistro.

*Photo: Google Maps

Pas d’acheteur pour Fortress

Lors de l’annonce de l’octroi d’un prêt d’un maximum de 8 M$ plus tôt cet automne, le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, se disait confiant de trouver un acheteur à long terme d’ici le 30 novembre. Or, en entrevue téléphonique hier, en marge de l’annonce de l’octroi de 5,3 M$ afin de soutenir l’industrie forestière, Mathieu Lacombe, député de Papineau, nous confirmait qu’aucun acheteur potentiel n’avait satisfait aux exigences édictées par Québec. M. Lacombe n’a pas voulu nous confirmer si une offre avait même été déposée, ne voulant pas interférer avec quelconque discussion en cours.

Plus de 4 mois de fermeture?

Lorsque questionné à savoir si la fermeture était pour durer plus longtemps que les 4 mois annoncés cette automne, le député Lacombe n’a pas non plus voulu s’avancer sur une telle question. Il se dit confiant que les discussions avancent pour en arriver à une entente avec un acheteur potentiel.

Rappelons que le gouvernement a avancé quelques 13 M$ de dollars en deux différents prêts cet automne, afin de soutenir les activités de l’usine à hauteur de 5 M$ dans un premier temps. Un autre prêt avait été annoncé, environ un mois plus tard, d’un maximum de 8 M$ celui-ci, question de faire fonctionner au minimum les machines durant l’attente d’un acheteur potentiel. Lors de cette même conférence, le ministre Fitzgibbon annonçait du même coup qu’un investissement supplémentaire d’entre 30 et 40 M$ devait être fait par l’acheteur pour moderniser certaines parties de l’usine, afin d’en améliorer les coûts de production.

Certains employés rencontrés lors de la conférence de presse, cet automne, étaient quelque peu perplexes envers un échéancier aussi court. Ils se disaient surpris d’une annonce aussi confiante de la part du gouvernement. Ils avaient espoir de retrouver leurs emplois rapidement, ce qui s’annonce maintenant plus complexe.

Hexo veut combattre le marché illégal.

Dans sa plus récente enquête sur le cannabis, Statistique Canada révélait qu’encore 40% des canadiens achètent leur cannabis sur le marché illégal. Pour combattre ce marché, Hexo Corp. a décidé d’offrir un produit plus abordable. L’Original Stash sera disponible pour la clientèle adulte à un prix de 4,49$ le gramme ou 125,70$ l’once.

Le produit est un mélange de fleurs sativa hybride avec une teneur en THC de 12% à 18%. « Notre objectif concernant Original Stash est d’avoir des répercussions sur le marché illégal, de sensibiliser les consommateurs à l’importance d’un produit règlementé et testé et de les mener à acheter du cannabis de façon légale », a déclaré Sébastien St-Louis, PDG et co-fondateur de Hexo.

Jeudi dernier Hexo Corp. dévoilait des revenus en dessous des attentes, notamment à cause du taux de vente plus faible. Plusieurs autres facteurs sont venus jouer sur les revenus. Le déploiement plus lent des magasins de la SQDC, la date d’approbation du gouvernement pour les produits dérivés et les signes précoces sur la pression des prix en sont que quelques-uns. « Les revenus pour le quatrième trimestre sont en dessous de nos attentes et nos directives, principalement en raison du taux de vente des produits lequel s’est avéré plus faible que prévu » , avait alors déclaré M. St-Louis.

Fortress: 8 millions le temps de trouver un acheteur

Nous apprenions lundi que l’usine Fortress de Thurso fermait ses portes pour une période minimale de 4 mois, le temps de laisser le marché se rétablir. Ce matin, le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, accompagné du député de Papineau, Mathieu Lacombe, est venu faire l’annonce qu’un second prêt d’un maximum de 8 millions était accordé à la compagnie.

Les 8 millions serviront à couvrir les coûts d’opération des quelques travailleurs restants, permettant à la machinerie de demeurer en état de marche. Environ 50 emplois seront ainsi sauvegardés en attendant que la situation économique soit plus favorable. L’écart entre le coût de production et de vente se situe actuellement à 100$ la tonne. Les tensions entre les États-Unis et la Chine font en sorte que le prix mondial de la cellulose produite à Thurso a chuté de 1800$ US à 600$ US la tonne, ce qui cause le déficit de 100$ la tonne. Des sommes de 30 à 40 M$ en modernisation seront nécessaires afin de réduire les coûts de production et rattraper cet écart.

Selon le ministre Fitzgibbon, quelques entreprises ont manifesté un intérêt pour l’acquisition de la compagnie, mais sans avoir déposé d’offres finales. Le gouvernement se donne jusqu’au 30 novembre pour trouver un acheteur fiable et disposé à investir les sommes pour moderniser l’usine. Le ministre de l’Économie et de l’Innovation a rappelé que le gouvernement tient à vendre à un acheteur voulant développer le marché plutôt que des financiers cherchant un profit rapide. Une autre modification majeure de l’usine est pour l’instant écarté des options. Selon le ministre, la

C’est donc environ 250 travailleurs qui se retrouveront au chômage tout de suite après les procédures d’arrêts des machines. Des mesures additionnelles seront également mises en place, afin de replacer les travailleurs désirant se retrouver un emploi. Des fournisseurs, également présent à la conférence de presse ont manifesté leurs inquiétudes auprès des ministres, qui se sont faits rassurants.

Première pelletée de terre pour BetraLif

5 ans et 9 mois ont été nécessaires à l’entreprise de Marc et Vincent St-Arnaud pour en arriver à la première pelletée de terre, aujourd’hui, dans le parc industriel de L’Ange Gardien.

L’entreprise démarrera la construction de son usine de production de cannabis médicinal dès la semaine prochaine. La bâtisse devrait être complétée d’ici décembre, afin que la première production débute en janvier. La première cueillette devrait avoir lieu en mai prochain, pour une livraison du produit d’ici l’été. Pour la première année, BetraLif compte vendre du cannabis séché. En 2020, lorsque la phase 2 sera complétée, l’huile de cannabis pourra être extraite pour être transformée.

Contrairement à d’autres producteurs de cannabis qui utilisent la culture hydroponique, BetraLif compte planter ses plans dans la terre, afin de donner un produit spécifique au monde médical. Ultimement, l’entreprise veut mettre en marché un produit permettant aux compagnies pharmaceutiques de concevoir divers médicaments destinés autant aux humains qu’aux animaux.

Le développement de l’usine se produira en 3 phase. La compagnie compte installer près de 150 000 pieds carrés d’ici 2022 pour une capacité totale de production de 16 000 kg en 2023. Au final, l’entreprise compte employer une centaine de personnes. Pour l’heure, la phase 1 comptera une superficie de 11 340 pieds carrés avec une production de 660 kg prévue en 2020. On prévoit un taux de perte de 33%, puisque le produit devra être contrôlé et régularisé.

« L’industrie fait en sorte que tout s’ouvre, à cause de la légalisation au Canada. On remarque que plein de pays approchent le Canada et regardent ce qui se passe ici, pour pouvoir appliquer la méthodologie canadienne chez eux », constate Marc St-Arnaud, cofondateur de BetraLif.