Fortress: 8 millions le temps de trouver un acheteur

Nous apprenions lundi que l’usine Fortress de Thurso fermait ses portes pour une période minimale de 4 mois, le temps de laisser le marché se rétablir. Ce matin, le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, accompagné du député de Papineau, Mathieu Lacombe, est venu faire l’annonce qu’un second prêt d’un maximum de 8 millions était accordé à la compagnie.

Les 8 millions serviront à couvrir les coûts d’opération des quelques travailleurs restants, permettant à la machinerie de demeurer en état de marche. Environ 50 emplois seront ainsi sauvegardés en attendant que la situation économique soit plus favorable. L’écart entre le coût de production et de vente se situe actuellement à 100$ la tonne. Les tensions entre les États-Unis et la Chine font en sorte que le prix mondial de la cellulose produite à Thurso a chuté de 1800$ US à 600$ US la tonne, ce qui cause le déficit de 100$ la tonne. Des sommes de 30 à 40 M$ en modernisation seront nécessaires afin de réduire les coûts de production et rattraper cet écart.

Selon le ministre Fitzgibbon, quelques entreprises ont manifesté un intérêt pour l’acquisition de la compagnie, mais sans avoir déposé d’offres finales. Le gouvernement se donne jusqu’au 30 novembre pour trouver un acheteur fiable et disposé à investir les sommes pour moderniser l’usine. Le ministre de l’Économie et de l’Innovation a rappelé que le gouvernement tient à vendre à un acheteur voulant développer le marché plutôt que des financiers cherchant un profit rapide. Une autre modification majeure de l’usine est pour l’instant écarté des options. Selon le ministre, la

C’est donc environ 250 travailleurs qui se retrouveront au chômage tout de suite après les procédures d’arrêts des machines. Des mesures additionnelles seront également mises en place, afin de replacer les travailleurs désirant se retrouver un emploi. Des fournisseurs, également présent à la conférence de presse ont manifesté leurs inquiétudes auprès des ministres, qui se sont faits rassurants.

Première pelletée de terre pour BetraLif

5 ans et 9 mois ont été nécessaires à l’entreprise de Marc et Vincent St-Arnaud pour en arriver à la première pelletée de terre, aujourd’hui, dans le parc industriel de L’Ange Gardien.

L’entreprise démarrera la construction de son usine de production de cannabis médicinal dès la semaine prochaine. La bâtisse devrait être complétée d’ici décembre, afin que la première production débute en janvier. La première cueillette devrait avoir lieu en mai prochain, pour une livraison du produit d’ici l’été. Pour la première année, BetraLif compte vendre du cannabis séché. En 2020, lorsque la phase 2 sera complétée, l’huile de cannabis pourra être extraite pour être transformée.

Contrairement à d’autres producteurs de cannabis qui utilisent la culture hydroponique, BetraLif compte planter ses plans dans la terre, afin de donner un produit spécifique au monde médical. Ultimement, l’entreprise veut mettre en marché un produit permettant aux compagnies pharmaceutiques de concevoir divers médicaments destinés autant aux humains qu’aux animaux.

Le développement de l’usine se produira en 3 phase. La compagnie compte installer près de 150 000 pieds carrés d’ici 2022 pour une capacité totale de production de 16 000 kg en 2023. Au final, l’entreprise compte employer une centaine de personnes. Pour l’heure, la phase 1 comptera une superficie de 11 340 pieds carrés avec une production de 660 kg prévue en 2020. On prévoit un taux de perte de 33%, puisque le produit devra être contrôlé et régularisé.

« L’industrie fait en sorte que tout s’ouvre, à cause de la légalisation au Canada. On remarque que plein de pays approchent le Canada et regardent ce qui se passe ici, pour pouvoir appliquer la méthodologie canadienne chez eux », constate Marc St-Arnaud, cofondateur de BetraLif.