Pas d’acheteur pour Fortress

Lors de l’annonce de l’octroi d’un prêt d’un maximum de 8 M$ plus tôt cet automne, le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, se disait confiant de trouver un acheteur à long terme d’ici le 30 novembre. Or, en entrevue téléphonique hier, en marge de l’annonce de l’octroi de 5,3 M$ afin de soutenir l’industrie forestière, Mathieu Lacombe, député de Papineau, nous confirmait qu’aucun acheteur potentiel n’avait satisfait aux exigences édictées par Québec. M. Lacombe n’a pas voulu nous confirmer si une offre avait même été déposée, ne voulant pas interférer avec quelconque discussion en cours.

Plus de 4 mois de fermeture?

Lorsque questionné à savoir si la fermeture était pour durer plus longtemps que les 4 mois annoncés cette automne, le député Lacombe n’a pas non plus voulu s’avancer sur une telle question. Il se dit confiant que les discussions avancent pour en arriver à une entente avec un acheteur potentiel.

Rappelons que le gouvernement a avancé quelques 13 M$ de dollars en deux différents prêts cet automne, afin de soutenir les activités de l’usine à hauteur de 5 M$ dans un premier temps. Un autre prêt avait été annoncé, environ un mois plus tard, d’un maximum de 8 M$ celui-ci, question de faire fonctionner au minimum les machines durant l’attente d’un acheteur potentiel. Lors de cette même conférence, le ministre Fitzgibbon annonçait du même coup qu’un investissement supplémentaire d’entre 30 et 40 M$ devait être fait par l’acheteur pour moderniser certaines parties de l’usine, afin d’en améliorer les coûts de production.

Certains employés rencontrés lors de la conférence de presse, cet automne, étaient quelque peu perplexes envers un échéancier aussi court. Ils se disaient surpris d’une annonce aussi confiante de la part du gouvernement. Ils avaient espoir de retrouver leurs emplois rapidement, ce qui s’annonce maintenant plus complexe.

Hexo veut combattre le marché illégal.

Dans sa plus récente enquête sur le cannabis, Statistique Canada révélait qu’encore 40% des canadiens achètent leur cannabis sur le marché illégal. Pour combattre ce marché, Hexo Corp. a décidé d’offrir un produit plus abordable. L’Original Stash sera disponible pour la clientèle adulte à un prix de 4,49$ le gramme ou 125,70$ l’once.

Le produit est un mélange de fleurs sativa hybride avec une teneur en THC de 12% à 18%. « Notre objectif concernant Original Stash est d’avoir des répercussions sur le marché illégal, de sensibiliser les consommateurs à l’importance d’un produit règlementé et testé et de les mener à acheter du cannabis de façon légale », a déclaré Sébastien St-Louis, PDG et co-fondateur de Hexo.

Jeudi dernier Hexo Corp. dévoilait des revenus en dessous des attentes, notamment à cause du taux de vente plus faible. Plusieurs autres facteurs sont venus jouer sur les revenus. Le déploiement plus lent des magasins de la SQDC, la date d’approbation du gouvernement pour les produits dérivés et les signes précoces sur la pression des prix en sont que quelques-uns. « Les revenus pour le quatrième trimestre sont en dessous de nos attentes et nos directives, principalement en raison du taux de vente des produits lequel s’est avéré plus faible que prévu » , avait alors déclaré M. St-Louis.

Fortress: 8 millions le temps de trouver un acheteur

Nous apprenions lundi que l’usine Fortress de Thurso fermait ses portes pour une période minimale de 4 mois, le temps de laisser le marché se rétablir. Ce matin, le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, accompagné du député de Papineau, Mathieu Lacombe, est venu faire l’annonce qu’un second prêt d’un maximum de 8 millions était accordé à la compagnie.

Les 8 millions serviront à couvrir les coûts d’opération des quelques travailleurs restants, permettant à la machinerie de demeurer en état de marche. Environ 50 emplois seront ainsi sauvegardés en attendant que la situation économique soit plus favorable. L’écart entre le coût de production et de vente se situe actuellement à 100$ la tonne. Les tensions entre les États-Unis et la Chine font en sorte que le prix mondial de la cellulose produite à Thurso a chuté de 1800$ US à 600$ US la tonne, ce qui cause le déficit de 100$ la tonne. Des sommes de 30 à 40 M$ en modernisation seront nécessaires afin de réduire les coûts de production et rattraper cet écart.

Selon le ministre Fitzgibbon, quelques entreprises ont manifesté un intérêt pour l’acquisition de la compagnie, mais sans avoir déposé d’offres finales. Le gouvernement se donne jusqu’au 30 novembre pour trouver un acheteur fiable et disposé à investir les sommes pour moderniser l’usine. Le ministre de l’Économie et de l’Innovation a rappelé que le gouvernement tient à vendre à un acheteur voulant développer le marché plutôt que des financiers cherchant un profit rapide. Une autre modification majeure de l’usine est pour l’instant écarté des options. Selon le ministre, la

C’est donc environ 250 travailleurs qui se retrouveront au chômage tout de suite après les procédures d’arrêts des machines. Des mesures additionnelles seront également mises en place, afin de replacer les travailleurs désirant se retrouver un emploi. Des fournisseurs, également présent à la conférence de presse ont manifesté leurs inquiétudes auprès des ministres, qui se sont faits rassurants.

Première pelletée de terre pour BetraLif

5 ans et 9 mois ont été nécessaires à l’entreprise de Marc et Vincent St-Arnaud pour en arriver à la première pelletée de terre, aujourd’hui, dans le parc industriel de L’Ange Gardien.

L’entreprise démarrera la construction de son usine de production de cannabis médicinal dès la semaine prochaine. La bâtisse devrait être complétée d’ici décembre, afin que la première production débute en janvier. La première cueillette devrait avoir lieu en mai prochain, pour une livraison du produit d’ici l’été. Pour la première année, BetraLif compte vendre du cannabis séché. En 2020, lorsque la phase 2 sera complétée, l’huile de cannabis pourra être extraite pour être transformée.

Contrairement à d’autres producteurs de cannabis qui utilisent la culture hydroponique, BetraLif compte planter ses plans dans la terre, afin de donner un produit spécifique au monde médical. Ultimement, l’entreprise veut mettre en marché un produit permettant aux compagnies pharmaceutiques de concevoir divers médicaments destinés autant aux humains qu’aux animaux.

Le développement de l’usine se produira en 3 phase. La compagnie compte installer près de 150 000 pieds carrés d’ici 2022 pour une capacité totale de production de 16 000 kg en 2023. Au final, l’entreprise compte employer une centaine de personnes. Pour l’heure, la phase 1 comptera une superficie de 11 340 pieds carrés avec une production de 660 kg prévue en 2020. On prévoit un taux de perte de 33%, puisque le produit devra être contrôlé et régularisé.

« L’industrie fait en sorte que tout s’ouvre, à cause de la légalisation au Canada. On remarque que plein de pays approchent le Canada et regardent ce qui se passe ici, pour pouvoir appliquer la méthodologie canadienne chez eux », constate Marc St-Arnaud, cofondateur de BetraLif.