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Intimidation: témoignage d’une ancienne étudiante

Publié le 8 mai 2014 par Martin Perreault Partagez: Facebook Twitter Google+

Une pétition a été mise en ligne pour dénoncer l’intimidation, assurer la sécurité et faire appliquer le règlement à l’école secondaire Hormidas-Gamelin. La CSCV assure faire tout en son pouvoir pour régler les situations, mais c’est un tout autre son de cloche de la part des étudiants et ex-étudiants. Ci-dessous, le témoignage d’une ancienne étudiante. Les noms des personnes impliquées ont été enlevés par soucis de confidentialité.

J’ai passée 5 ans à Hormisdas-Gamelin et il y a des failles importantes au niveau de l’organisation, de la communication et de l’application des règles. J’ai eu mon lot d’ignorance dans cet établissement.

En secondaire 1, je me suis fait écœurer dès le deuxième jour de classe et je suis allée voir un responsable dès les premières semaines. Cette employée de la commission scolaire était en charge des rencontres entre étudiants/professeurs, gérer les conflits et autres et jamais rien n’a été fait durant ma première année. Au milieu de l’année, un étudiant a gravé ‘’ GROSSE LAIDE’’ sur mon casier. Personne n’a RIEN fait !! Il a fallu que j’aille à mon casier à tous les jours.

En secondaire 2, je l’ai dit à ma mère et elle a appelé le directeur et rien n’a été fait, encore une fois. Rendu en secondaire 3, j’ai rencontré une responsable et je lui ai dit que je n’avais plus aucune motivation à venir à l’école. 2 semaines plus tard, nouvelle rencontre avec elle, encore rien. Donc, je lui ai dit que la prochaine fois j’allais frapper. Au mois de février, un gars m’a traité de grosse et m’a lancé une balle de basketball derrière la tête à plusieurs reprises, mais le professeur n’a jamais rien vu !!! Bizarre ? Eh bien, il a atteint le fond de ma patience et j’ai frappé. 1 semaine de local de retrait pour moi. Motif : avoir frappé un étudiant dans la figure.

Secondaire 4, je devais encore et encore passer devant le casier qui m’avait été attribué en secondaire 1, mais un jour je suis passée devant et quelqu’un l’avait encore plus détruit. Peut-être 2-3 jours après, il y avait une nouvelle porte. Enfin !! Durant un de mes cours, j’ai eu un incident avec un autre étudiant, finalement un professeur avait su comment gérer la situation.

Secondaire 5, juste avant noël, un de mes professeurs, après avoir mal, je dis bien AVOIR MAL entendu ce que j’avais dit, m’a frappé en pleine figure avec son manuel. Elle avait entendu un juron. Pourtant je ne suis pas quelqu’un qui sacre en public et surtout pas juste devant un professeur. Ma mère a de nouveau appelé le directeur.

Ce que je trouve le plus ignorant de tout… C’est en 2010, dans mon cour d’éducation physique, le jeu : ballon-ballet. Un étudiant m’a poussé avec son bâton dans mon dos, j’ai tombé et fait une culbute pour finir sur le dos. Partir en ambulance et se retrouver à l’urgence, ce n’est pas toujours comment on veut finir une journée… Cela fut les 12 heures les plus longues de ma vie, mais la conclusion de cette magnifique journée était que j’avais un traumatisme crânien de type 2 et j’allais devoir revenir pour des radiographie. J’ai eu une rencontre avec la secrétaire pour me donner les papiers d’accident de l’école pour mon assurance. Sur le document il était écrit : a trébuchée au sol. L’autre étudiant n’a jamais témoigné aucun regret de son acte, à moi ou même à quelqu’un de mon cercle d’amis. L’école n’a jamais expliqué le fait que ce n’était pas la bonne cause sur les papiers.

Mon histoire est probablement la même que plusieurs autres étudiants !! Je me compte chanceuse d’avoir d’excellents amis, car moi je n’ai jamais cessé d’avoir un sourire !! Le suicide et le décrochage n’est pas la bonne solution, il faut se montrer fort, plus fort qu’eux.

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